
Ce week end, avec quelques collègues du lycée, nous sommes partis à l’assaut du volcan Acatenango, qui, comme indiqué sur la photo s’élève à 3976m. Ce qui est relativement haut. Son ascension est réputée difficile et je peux le confirmer, elle l’est.

Nous nous sommes mis en route vers les 11h30 avec pour objectif d'atteindre le cratère du volcan en plus ou moins 6h de marche pour y passer la nuit et redescendre le lendemain.

Au moment du départ, si l'excitation était grande, j'avais tout de même quelques appréhensions. D’abord la crainte de ne pas parvenir au sommet, celle d’avoir quelques complications physiques liées aux presque 4000m d’altitude et enfin et peut-être surtout la crainte de se faire attaquer sur les flancs du volcan. En effet, les asaltos (attaques) y sont semble-t-il fréquentes, elles ont pour objectif de détrousser les randonneurs, la dernière en date remonterait à 2 mois. Mais ce que nous ne savions pas et qu'un des guides nous a raconté alors que l’on débutait l’ascension c’est qu’un groupe de 6 touristes s’est fait assassiné au sommet il y a un an, de quoi nous mettre en confiance... Aussi, ces mêmes guides empruntent dorénavant des chemins de traverse afin de grimper en toute discrétion.
La première partie se fait en douceur en passant à travers champs.
La partie "en douceur" ne dure que très peu de temps et on entre vite dans la forêt où la pente n'est plus du tout la même.
La forêt se fait dense.
Puis ce sont les pins

Plus ça va, plus ça grimpe et moins on a de forces.
Les points de vue sont impressionnants


Un nuage passe et nous engloutit.
Et alors que nous n'en pouvons plus, nous découvrons l'ultime obstacle qui nous sépare du cratère. Cette dune semble dérisoire mais il nous faudra plus d'une heure pour la gravir. D'ailleurs, pour se faire une idée de sa taille, il faut regarder les petits points blancs qui se trouvent à sa base et qui sont des tentes.
Le visage du "qui n'en peut plus".
Mais qui est presque arrivé.
Et 6h plus tard, enfin le cratère.
On pose ces maudits sacs qui pesaient 372kg à la fin de l'ascension.
Et on découvre face à nous l'autre volcan: le Fuego qui lui est en activité et crache des nuages de cendre environ toutes les 1/2 heures.
La descente fût, elle aussi, humide, mais également harrassante. C'est pire que l'ascension, les cuisses sont continuellement sollicitées.



































