dimanche 15 novembre 2009

Départ pour Bogota


Ce matin, dimanche 15 novembre, réveil aux aurores pour une semaine de stage à Bogota. Pour moi, c’est le départ à une heure à laquelle il ne devrait même pas être autorisé de se lever. A 5h du matin, je posais le pied dans le taxi qui allait prendre soin de bien me réveiller en faisant du 100 km/h dans les rues désertes de Guate. Un peu en avance à l’aéroport, j’ai le temps de prendre un café et de me rendre compte en feuilletant mon passeport que je suis clandestin au Guatemala depuis un mois. Par conséquent, il en est de même pour Solène et Solal.
Ca n’a pas posé de problèmes pour sortir du pays. Pour revenir au Guatemala le week end prochain, je ne sais pas vraiment comment ça va pouvoir se passer. On verra bien.


Les volcans autour de Guate


En tous cas, quitter le Guatemala par les airs est un spectacle assez hallucinant. Je ne regrette pas d’avoir demandé au passager qui s’était installé à ma place de bouger ses grosses fesses pour me laisser m’installer près du hublot. Il y a 3 mois, nous n’avions rien vu puisque nous étions dans l’allée centrale de l’avion. Cette fois je n’en ai pas raté une miette. Bien sûr, je ne suis pas Arthus Bertrand, donc les photos ont la qualité de celles prises derrière un hublot.















Le front de mer à quelques km au sud de Panama City



Après une escale d’une heure à Panama city, encore une heure de vol jusqu’à Bogota. A l’arrivée le temps était épouvantable. Le petit tour en ville que j’avais envisagé de faire était sérieusement compromis.
J’ai donc attendu la fin de l’après midi pour mettre le nez dehors. L’hôtel que le Lycée français de Bogota a réservé pour les stagiaires n’est pas dans le centre historique de la ville mais dans un quartier commerçant. Ce ne sont pas des petits commerces mais des centres commerciaux de luxes, des bars et des restaurants.





Je quitte donc l’hôtel (qui se trouve dans une petite rue quelques peu lugubre). A peine avais-je fait 100m que je tombe sur un quinquagénaire ventripotent qui, tout en me désignant le bâtiment devant lequel il se trouve, me propose des « chicas », je décline l’offre tout en poursuivant mon chemin. Quelques pas plus loin, c’est un jeune personnage à l’allure pour le moins suspecte qui me demande ce que je cherche, je ne sais pas ce qu’il veut, si c’est me dépouiller ou me vendre des choses que la morale réprouve. Ma réponse sera donc : « nada ».
Après ces deux rencontres, et après avoir vu qu’à la nuit tombée, il y a, à certains coins de rue un ou deux gars occupés à ne rien faire, j’ai pris la décision de rentrer à l’hôtel en taxi. Même si c’est assez pénible de payer un taxi pour faire 500m, bref, pour éviter le coin de la rue.



En rentrant, j’en ai discuté avec les gardiens de l’hôtel, ils m’ont confirmé que la nuit, au bout de la rue c’est « droga y mujeres » et qu’il vaut mieux être sur ses gardes. C'est-à-dire ne rien avoir sur soi, tracer son chemin sans lever la tête ni regarder autour et espérer ne pas avoir de problèmes.


Tout ceci ne m'a pas empêché de bien manger. Je me suis régalé avec un céviche péruvien. C'est un plat, le plus souvent une entrée, à base de poisson et de crevettes ou de fruits de mer crus, marinés dans du citron et de la coriandre.

Sortie au zoo de Guate

Hier nous sommes allés faire une visite du zoo de Guate. Petit compte rendu en images avec des photos de nous et de quelques animaux.




Solal impressionné par les aras.


Petit curieux























Première rencontre avec des flamants roses


Drôle de bête je crois me rappeler que c'est un vautour royal






Les suricats:











Le même que dans le livre de la jungle



Comme souvent, Solal devient l'attraction, de manière générale, les guatemaltèques adorent les enfants, et tout particulièrement Solal semble-t-il!
Mais pour nous aussi le spectacle est dans les allées:









lundi 9 novembre 2009

Noël approche et Solal se met au foot

Depuis quelques jours il fait un peu froid, certes, un froid qui ne doit pas être comparable à celui qu'il fait en France, mais ici il n'y a pas de chauffage dans les maisons. On a donc acheté plein de bois et on fait du feu dans la cheminée. Ce n'est pas un froid de canard (comme disait papy...), mais certaines nuits ça doit descendre jusqu'à 12/15 degrés. Ca fait un certain contraste avec les 42 degrés qu'il faisait il y a quinze jours quand on est partis en vacances dans le pays. Les écarts de températures, de climats et de végétations sont très surprenants. Pourtant le pays est très petit. On peut faire 100km et gagner 20 degrés. C'est aussi lié à l'altitude à laquelle on vit (2 000m).
Tout ça pour dire que l'"hiver" frappant à notre porte, on a décidé, et les supermarchés nous ont fait comprendre que l'on était déjà entrés dans la période de Noël et qu'il était plus que temps de nous préparer à l'évènement. Ce que l'on a fait avec un plaisir d'enfants.





On aide maman à faire le sapin, les boules de Noël nécessitent un traitement préalable.

Pour Solal, il est nettement préférable de les enduire de salive avant l'accrochage.






Du travail pour Solal.



Mais Solal a d'autres préoccupations que Noël: il apprend à marcher.
Et on peut maintenant dire qu'il marche tout seul. Pour nous, c'est un bonheur mêlé de crainte, surtout lorsqu'il se lance seul et traverse le salon carrelé sans que l'on soit près de lui. Ce qu'il fait de plus en plus ces derniers jours. Lui se moque de nos sueurs froides. Même si pour lui ce ne sont que des bribes d'autonomie, de notre côté, on commence à percevoir que "bonheurs et appréhensions" est le cocktail réservé aux parents. Mais, bien qu'il soit très téméraire, pour l'instant c'est plutôt "bonheurs".




Paralèllement à l'apprentissage de la marche, Solal semble avoir une prédisposition pour le foot. Je ne sais pas d'où elle peut venir, sans doute pas de papa.
En tous cas, c'est à se demander si sa motivation à marcher n'est pas uniquement liée à celle de donner des coups de pied. Que ce soit à son doudou, à son ballon gonflable (offert pas Michel, bisous à Canet) ou à tout objet qui se présente sur son chemin.
Pour l'instant, il shoote aussi bien qu'il ne marche.

Même pas peur d'y mettre la tête, c'est "engagement total sur le terrain". Pour Solal, le foot, c'est à 200%, sinon autant rester à la maison.

samedi 7 novembre 2009

Alors, c'est comment Guatemala Cuidad?

Avant de débarquer ici, il y a maintenant presque trois mois, tout ce que l'on avait pu lire ou entendre sur Guatemala Ciudad était plutôt négatif.
Les guides touristiques conseillent d'y atterrir et de fuir la capitale au plus vite. Papa, mamie, maman et papy allant certainement lire ces lignes, on ne s'étendra pas sur les raisons pour lesquelles "Guate" a si mauvaise réputation.
Heureusement, ou malheureusement pour nous, on vit à une quinzaine de km de Guatemala Ciudad, on est sur les hauteurs (à 2 000m d'altitude), nous n'avons pas les inconvénients de la ville, par contre on a le brouillard, le vent, et en moyenne 4 degrés de moins qu'à Guate (400m plus bas).
Pour ce qui est des avantages: on est à 2 min du lycée, on est plus en sécurité et c'est "presque" la campagne (disons qu'elle n'est pas très loin). En fait la commune la plus proche est à environ 3 km de chez nous, c'est le village de San José Pinula qui nous rappelle que l'on est au Guatemala:



Bus scolaire entre chez nous et San José Pinula



Le marché coloré de San José Pinula



Au marché, on trouve absolument tout. On trouve à la fois les fruits et légumes que l'on consomme couramment en France, ajouté à cela tous les autres plus exotiques. Ca va du chou fleur à la patate douce et de la mûre à la noix de coco. Pour les herbes, le choix est aussi vaste. Bref, c'est le paradis des cuisiniers.



Mon poissonnier attitré (toujours au marché de San José).



Vue d'une toute petite partie du marché.


Ca c'était San José Pinula. Mais, en partant de chez nous dans l'autre direction que celle de San José, vers Guate, il y a aussi ça:



A la même distance que San José Pinula, à 3 km de chez nous, un gigantesque centre commercial, le plus grand d'Amérique centrale à ce que l'on dit. Là aussi on trouve de tout, les produits ne sont pas les mêmes qu'au marché. Les odeurs ne sont pas les mêmes non plus.
A Guatemala Ciudad, ces moles (je ne sais pas comment ça s'écrit), et les supermarchés sont tous ouverts du lundi au lundi.
C'est pour beaucoup de familles l'occasion d'une sortie le dimanche.
On n'y va pas le dimanche mais, après 3 ans à Bangui, ce serait mentir que de dire que l'on a pas été contents de voir tout ça à notre disposition.

Le plus grand sapin du monde d'Erwann. Je n'en avais jamais vu d'aussi grands, peut-être dans la nature mais jamais avec des boules et des guirlandes. Celui-ci n'est pas naturel et il doit faire une vingtaine de mètres de haut.









Solal fait la petite grimace qu'il nous a fait découvrir il y a une quinzaine de jours, depuis, il l'offre au gens qu'il ne connait pas.
Ceci dit, cette mimique n'est pas seulement destinée aux inconnus puisqu'elle semble également signifier le refus ou le désaccord quand elle s'adresse à maman ou papa.




La folie de Noël au supermarché.




Pour finir, Guatemala Ciudad, c'est surtout çà:

Une très grosse ville d' à peu près 1 million d'habitants.
On n'y va quasiment jamais, sauf quand on y a des obigations ou quand on doit la traverser pour aller ailleurs dans le pays.

Lorsque l'on regarde ce plan de la ville, tout à l'air très simple.
Dans le sens horizontal ce sont des calles (rues), dans le sens vertical: des avenidas (avenues), le tout numéroté en ordre croissant. Un quadrillage en somme, une sorte de grille de bataille navale.
La réalité est toute autre.
Il y a environ un mois nous sommes allés à Antigua, nous avons donc dû traverser la ville. A l'aller, ça a presque bien marché, on s'est un peu trompé, on a perdu un demie heure, sans compter les traditionnels embouteillages, mais en demandant deux ou trois fois notre chemin dans des stations service, on a fini par réussir à sortir de la ville vers la bonne direction.
Deux jours plus tard, c'est le retour à la maison, et, étape obligatoire, le passage par notre capitale chérie. Et c'est là que tout se complique. Dans la ville, il n'y a quasiment aucune indication, très peu de panneaux et la plupart des voies sont à sens unique.
Résultat: plus d'une heure et demie à tourner dans la ville, à découvrir des quartiers de toutes sortes, à entendre Solal pleurer parce que c'était pour lui l'heure de manger depuis déjà quelques temps, à s'énerver au volant et à s'énerver à côté de celui qui tient le volant.


Agrandir le plan



Mais ici, pas de vrai plan, pas de gps, c'est: "tu connais ou bien tu galères et après tu connaitras".
C'était tellement infernal qu'au bout d'1h30, on s'est arrêté à la hauteur d'un taxi et on a fait appel aux services du chauffeur pour nous guider sur la route de la maison. On a payé une course de taxi tout en étant dans notre voiture. Ca c'est fort.

Ca paraît petit mais c'est énorme. Heureusement, il y a beaucoup de taxis...



vendredi 6 novembre 2009

Vacances au lac Izabal

Quelques images de notre petit coin de paradis des dernières vacances.

mardi 3 novembre 2009

C'est sûrement parce que Solal à été "conçu" sur la terre d'Afrique et pour l'avoir entendue souvent depuis ses trois ou quatre mois que cette musique de Magic Système le met en transe. Encore un flash back du mois de septembre.